sarah barthe
Collages, dessins, écritures et autres gribouillis...
Je m’intéresse à l’univers onirique, séduisant et menaçant, qui est celui des représentations que construit l’esprit quand il est enfant. Comment ne pas s’intéresser à cette période délicieuse qu’est l’enfance ? Source inépuisable de réflexion, elle fait partie de nous, de notre histoire personnelle et collective.
Mais, si je m’empare de comptines ou d’images candides, ce n’est pas pour faire l’apologie de l’âge d’or d’une innocence perdue, mais bien plutôt pour en livrer une réécriture débarrassée de toute niaiserie. Car ne nous-y trompons pas, il ne s’agit pas d’évoquer des personnages de mondes féeriques pour rêver un peu plus, mais plutôt de questionner un certain rapport à l’enfance qui sème le trouble, et laisse planer une certaine ambiguïté. Entre terreurs enfantines et enchantements, entre souvenirs d’enfance et étrangetés adultes, je triture la réalité et cultive le malaise, générant une certaine tension pour confronter le spectateur à un nouvel état des choses.
A travers mes dessins, collages et installations, l'univers de ma pratique propose une exploration de la mémoire collective, par le détournement de modèles idéaux véhiculés par le monde de l'enfance (peluches et poupées symbolisant la perfection, les règles de politesse, l'apprentissage de l'écriture propre et soignée, la naïveté des dessins d'enfants, les contes de fées, le conditionnement dès le plus jeune âge aux bons soins de l'industrie Disney, etc.) afin d'évoquer des sujets plus difficiles, plus dérangeants, et ainsi déstabiliser ces stéréotypes et ces représentations conventionnelles.













